Par Sarah Ness, instructrice certifiée Spinning®J’ai beaucoup de chance de pouvoir rouler avec d’excellents groupes et j’ai travaillé dur pour leur proposer des entraînements sûrs et efficaces. Ayant moi-même un emploi du temps très chargé, je n’ai pas souvent l’occasion d’assister à d’autres cours en tant que participante. J’aime croire que tous les instructeurs enseignent de bonnes techniques de cyclisme et assurent la sécurité des participants en évitant les mouvements contre-indiqués. De temps en temps, un participant me demande quel est le bénéfice d’un mouvement enseigné dans un autre cours. Le mouvement est généralement contre-indiqué et, bien souvent, le participant pose la question parce qu’il a ressenti une douleur ou une gêne, mais ne voulait pas être le seul du cours à ne pas le faire. Voici une très courte liste de contre-indications qui ne devraient jamais faire partie d’un cours de cyclisme en salle :
- Flottements, isolations (il existe de nombreux noms pour cela) : maintenir le corps immobile oblige les articulations à absorber toute la force générée par le pédalage, ce qui entraîne des douleurs aux hanches, aux genoux et au dos. Cela réduit également la capacité du participant à exercer une bonne force sur les pédales, ce qui se traduit par une puissance plus faible et une dépense calorique réduite.
- Rouler avec des poids : lorsque les mains sont occupées, la sécurité est compromise. Si le pied d’un cycliste sort de la pédale, il peut tomber sur le guidon et se blesser. De plus, sur le vélo, le participant n’est pas dans une position stable pour soulever des poids de manière utile. La cadence et la force sont compromises. L’entraînement devient médiocre, au détriment à la fois du cardio et du renforcement musculaire.
- Faire des pompes sur le vélo : tout comme le fait de rouler avec des poids, l’attention est détournée de la technique de pédalage. Le participant ne bénéficie pas pleinement des pompes et le fait de ne pas être dans une position stable présente un risque de blessure. Réservez les pompes aux cours de renforcement musculaire.
- Pédaler à l’envers : parfois en position debout, à une seule main. (Quoi !) Je ne vois pas l’intérêt de cela, si ce n’est de me faire rire quand j’imagine quelqu’un faire ça dehors. La sécurité est grandement compromise.
Rouler avec des poids
Pédaler à l’envers
Flottements, isolations, maintien en suspension (de nombreux noms existent pour cela)
Je ne sais pas pourquoi des mouvements contre-indiqués finissent par faire partie du répertoire d’un instructeur. Je ne pense pas qu’un instructeur ait délibérément l’intention d’exposer ses participants à un risque de blessure. Je pense qu’au fond, ils ont l’intention de dispenser le programme correctement, mais parfois ils s’égarent ou cèdent à la pression exercée par des participants mal informés qui trouvent ces mouvements amusants et stimulants. Les participants font confiance aux instructeurs pour les guider dans un entraînement qui les aidera à améliorer ou à maintenir leur condition physique. Ils s’attendent à ce que, lorsqu’un instructeur enseigne un mouvement précis, celui-ci ait un bénéfice et, plus important encore, qu’ils puissent le faire en toute sécurité. Être instructeur est une position privilégiée. Les instructeurs devraient toujours veiller à garantir la sécurité des participants. Le cyclisme en salle, c’est exactement cela : du cyclisme. L’une de ses plus grandes qualités est sa simplicité. N’importe qui peut monter sur le vélo, quel que soit son niveau, et faire un excellent entraînement. Toutes ces choses extravagantes enlèvent à la simplicité d’un excellent entraînement. Alors pourquoi les faire ? Je me pose sans cesse cette question.




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